X. Devenir soi :  un chemin pascal, un chemin de recréation

0. Anastasis resurrection2007  ICONES ORTHODOXIE

1. Notre vie : une Pâque, une succession de morts - résurrections

Toute notre vie est une succession de Pâques, une succession de morts et de résurrections, de morts et de renaissances. Je rappelle que le mot Pâque (Pesach) a une étymologie qui se rapproche du sens de passage. La Pâque est un Passage, passage de la servitude à la liberté, passage par la mort pour une vie nouvelle.

Lorsque les chrétiens célèbrent la Pâque, ils font mémoire et réactualisent deux réalités :

- La Pâque Juive, qui consiste en la libération de la servitude d'Égypte du peuple hébreu et le Passage de la Mer Rouge. Cette œuvre de libération opérée par Dieu était célébrée par Israël chaque année lors de la fête de la Pâque (encore célébrée aujourd’hui par les Juifs).

- Jésus a lui-même célébré la Pâque juste avant de mourir. Cette Pâque juive était une préfiguration de la vraie Pâque qu'accomplira Jésus : la Passion, mort et résurrection de Jésus est passage de ce monde au Père céleste, passage de la mort à la vie de ressuscité. Et ce passage, il ne l'accomplit pas tout seul : puisque Jésus-Christ est le nouvel Adam et rassemble en sa personne toute l'humanité, toute l'humanité passe avec lui de ce monde au Père, passe avec lui de la mort à la vie.

Depuis la Pâque de Jésus, nous sommes appelés à entrer dans ce grand passage, et chacun de nos actes, chacune de nos souffrances, de nos épreuves, chacun de nos passages douloureux peut devenir une Pâque, c'est-à-dire passage avec Jésus de la mort à la vie.

Il faut souligner que la Pâque de Jésus, a été l'événement le plus dramatique de l'histoire de l'humanité : la mise à mort de Dieu lui-même fait homme, et qui venait faire alliance avec eux. Or, Jésus a transformé cet événement dramatique en événement  de salut pour toute l'humanité. Et depuis, il n'est aucun événement, aussi dramatique soit-il, qui ne puisse être lu à la lumière de la résurrection du Christ ; aucun événement dont Jésus ne puisse tirer du bien par la force de sa résurrection. Il n’y a plus de fatalité. Tout peut être transfiguré

La Pâque des Hébreux esclaves en Égypte, et plus encore la Pâque de Jésus, deviennent pour les chrétiens des Passages fondateurs : passage d'une situation d'esclavage, de mort, à une situation de liberté, de vie. Depuis sa Pâque, le Christ nous accompagne dans toutes nos pâques.

2. La résurrection : déjà pour aujourd’hui

La résurrection n’est pas seulement pour nous une réalité future, mais une réalité déjà présente. Il est vrai qu’elle n’est pas encore pleinement accomplie en chacun jusqu’au passage par la mort corporelle. Nous sommes entre le déjà et le pas encore. 

Col 2, 12 : « Ensevelis avec lui lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru à la  force de Dieu qui l’a ressuscité des morts ». Croire en Jésus, croire en Dieu, c’est déjà être ressuscité, c’est accueillir en soi cette vie divine qui ne passera pas.

Jn 6, 54 : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour ». Ce passage exprime bien le déjà et le pas encore de la résurrection. La vie éternelle est déjà là, mais elle doit arriver à sa plénitude dans le Royaume des Cieux.

Le cardinal Suenens a écrit en 1963 un texte qui met en évidence le déjà de la résurrection : « La vie éternelle commence dès ici-bas. [...]  On ne comprend rien au sens chrétien de l'existence tant qu'on ne réalise pas l'union entre ses deux phases : la phase terrestre, toute provisoire, et la phase céleste, définitive. Entre les deux, il n'y a pas de rupture: c'est la même vie divine qui commence ici-bas dans la foi et qui s'achève dans l'éclat de la vision glorieuse du ciel. A la mort, la croissance de cette vie cesse, mais son dynamisme éclate et s'épanouit au grand jour. »

3. Maurice Zundel : Il faut devenir la vie éternelle

Selon M. Zundel, la vie éternelle n'est pas une consolation future rendant plus supportable la vie présente, mais une exigence pour aujourd'hui. Zundel compare notre existence à une grossesse. Dans la pensée de Zundel, notre vie comporte deux dimensions, auxquelles correspondent deux sortes de morts :

- A la dimension physiologique de notre vie, correspond la mort physique ou biologique. L'univers physique est comme le placenta de notre condition corporelle : c'est lui qui nous permet de vivre en nous procurant l'oxygène, l'eau, la nourriture, le soleil, etc. Le corps est pour ainsi dire le cordon ombilical qui nous relie à cet univers physique. La mort n'est que la rupture de ce cordon.

- L’être humain comporte aussi une dimension spirituelle, et cette dimension spirituelle n'est pas atteinte par la mort physiologique. Par contre, l'homme peut être vivant biologiquement, et être atteint de mort spirituelle. Celle-ci consiste en une « mort-vivante de l'être », en une « absence », un vide, un non-être, une mort avant la mort, une mort avant même de vivre (cf. Mt 8, 22). Mais si nous sommes vivants spirituellement, la mort biologique n'est alors que la rupture du cordon ombilical qui nous relie à l'univers physique. Cette mort, mettant un terme à la gestation qu'est l'existence terrestre, est comme une naissance à la vie définitive, un passage du monde visible au monde invisible, faisant continuer sous une forme transfigurée la vie déjà commencée ici-bas.

O      Selon Zundel, la vie éternelle, ou sur-vie, commence sur cette terre : nous ne serons vivants éternellement que si nous sommes réellement vivants aujourd'hui. La vie éternelle commence en ce monde, elle est au-dedans de nous, tout comme le Royaume de Dieu (Lc 17, 20-21) :

 « La vie éternelle: on y est déjà ou pas du tout; on y est ou on n'y sera jamais. [...] "La vie éternelle est au-dedans de vous" ». « Il ne s'agit pas, en effet, de connaître le lieu où nous irons après la mort, il ne s'agit aucunement d'un après dans le temps ou dans l'espace, il s'agit d'un au-delà qui est au-dedans. Cela veut dire qu'il s'agit de vaincre la mort ici-bas, dès aujourd'hui, tellement que le vrai problème n'est pas de savoir si nous vivrons après la mort, mais si nous serons vivants avant la mort. »[1] 

Cette vie éternelle n'est pas un rallongement de notre vie biologique, elle est  un dépassement de la biologie qui est en réalité un au-dedans de soi-même. Il s'agit d'une intériorité permettant d'être présents à une Présence en nous.

O      Entrer dans la vie éternelle, c'est devenir vivants dès ici-bas, c'est vivre dans l'Esprit. Devenir la vie éternelle, c'est choisir la vie et refuser la mort (cf. Dt 30, 15-20). C'est devenir pleinement soi-même, transfigurer son existence, accepter de se faire pleinement Homme, en refusant les actes qui ne sont pas à la hauteur de sa dignité. Devenir la vie éternelle, c'est faire de son existence une symphonie d'amour, de cet amour qui est plus fort que la mort. 

4. Actualiser en nous le mystère pascal :  la nouvelle naissance 

L’être humain peut faire de ses infirmités, maladies, échecs, il peut faire de toutes ses épreuves des étapes initiatiques, en faire une actualisation du mystère pascal Mort / Résurrection.

Le terme initiation au sens large désigne les divers rites, souvent éprouvants, par lesquels un adolescent ou un postulant est soumis pour être admis dans une communauté ou un groupement. Les rites d'initiation se situent souvent aux moments clefs de l'existence humaine et signifient la mort à un état de vie ainsi que le passage ou la naissance à un nouvel état de vie meilleur (Passage de l’adolescence à l’âge adulte, par exemple). Ils existent dans pratiquement toutes les religions, ainsi que toutes les cultures. Certaines cultures n’ont pas de crises, parce qu’elles ont des étapes initiatiques.

Selon M. Eliade, philosophe des religions, tous ces rites d'initiation, « tous ces rituels et symbolismes du "passage" expriment une conception spécifique de l'existence humaine : une fois né, l'homme n'est pas encore achevé; il doit naître une deuxième fois, spirituellement ; il devient homme complet en passant d'un état imparfait, embryonnaire, à l'état parfait d'adulte. En un mot, on peut dire que l'existence humaine arrive à la plénitude par une série de rites de passage, en somme d'initiations successives. » (Le sacré et le profane, Paris, 1965, p. 153.)

L’être humain peut faire de ses infirmités, maladies, échecs, il peut faire de toutes ses épreuves des étapes initiatiques, en faire une actualisation du mystère pascal Mort / Résurrection. Faire de chacune de ces étapes une naissance à la vie divine, à la vie de ressuscité. Il faut rappeler que le baptême, dans l’Eglise primitive était un rite initiatique comportant des épreuves importantes.

Les douleurs que nous éprouvons sont des douleurs d’enfantement. Elles sont les signes que quelque chose est en train de se passer ; signes que quelque chose, quelqu’un cherche à naître en nous. Cf. le philosophe Malherbe : « La vie humaine n'est-elle pas comme une grossesse? Quelque chose (quelqu'un?) vit en nous, grandit, nous bouscule, force notre étonnement [...]. Quelque chose qui, pour apparaître au grand jour, nous contracte, nous fait souffrir [...]. La souffrance de notre vie peut nous aveugler au point que nous refusons de voir ce qui tente de naître en nous ». [2]

Une fois nés, nous ne sommes pas encore achevés. Nous sommes appelé à naître à nous-mêmes, naître spirituellement, naître à la vie de ressuscité, « naître d’en haut », comme disait Jésus à Nicodème. Cela peut être un accouchement de toute une vie. Et Jésus est en nous « l’accoucheur de notre propre humanité »
(C. Duccaroz), celui qui nous fait naître à nous-mêmes.

5. La Pâque, naissance à une vie nouvelle

"La vie est une suite ininterrompue d'attachements et de séparations, de morts et de naissances. Il faut sans cesse accepter de mourir à un état pour naître à un autre." [3] Notre existence est jalonnée de pertes, de départs, de deuils, aussi bien au plan physiologique que psychologique. Et toute perte est une mort partielle, impliquant un travail de deuil. Ce qui serait souhaitable, c'est de pouvoir transformer ces pertes en chemin de vie, comme Jésus a transformé la mort en vie pour lui-même et pour tous les êtres humains. Toute perte peut être une naissance à quelque chose de nouveau, naissance à ce que nous sommes appelés à devenir.

La Pâque est une naissance à quelque chose de nouveau, une mort à un certain type de vie pour naître à une autre forme de vie. Notons que la naissance, au sens propre, est aussi un passage, un passage difficile et douloureux par une porte étroite. Passage d’un mode de vie confortable, vers un autre mode, moins agréable dans un premier temps, mais qui ouvre des perspectives tout autres. L’ensemble de notre vie est une suite de naissances.

Rm 6, 4 :  « Nous avons été ensevelis avec lui dans le baptême dans la mort, afin que comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions aussi dans une vie nouvelle », afin que nous vivions aussi dans une vie de ressuscité. La plongée par  immersion dans l’eau du baptême nous ensevelit dans la mort du Christ, d’où nous ressortons ressuscités avec lui. Cette résurrection devrait se traduire par une vie nouvelle. Le baptême nous incorpore au Christ, nous fait participer à son être, à sa vie de ressuscité.

Rm 6, 5 utilise l’image de la greffe :  « Car si c’est une même plante avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable. »

Par le baptême, nous devenons un même être en croissance avec le Christ. Nous sommes comme greffés sur lui, greffés sur son Corps mystique qui est l’Église. Un même sang, une même sève coule dans nos veines.

Rm 6, 8 nous appelle à vivre conformément à ce que nous sommes : « Considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus. »

C. Duccaroz : « Encore faut-il que nous vivions comme des… vivants, et non  pas comme des condamnés à mort. Exister comme des être promis à l’éternité, c’est s’engager en volontaires dans toutes les batailles pour la vie, déjà en ce monde-ci. Nous ne pouvons pas laisser champ libre aux forces de mort qui gangrènent notre société. Parce qu’il y eut Pâques, parce que nous sommes les enfants de la résurrection, il nous faut lutter pour la vie sur tous ses fronts. »

Vivre en ressuscité, c’est semer la vie autour de soi. C’est mourir à tout ce qui nous empêche de vivre pour naître dans une forme de résurrection. Ce qui nous empêche de vivre, ce sont les tensions relationnelles, l’égoïsme, la jalousie, les peurs, les rancunes, l’incapacité de pardonner, etc.…

Notre recréation se situe principalement au niveau du cœur profond : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit et je ferai que vous marchiez selon mes lois. » (Ez 36, 26-27)

Simone Paccot fait bien ressortir notre existence comme un chemin pascal : « Durant le cours de notre existence, l’Esprit du Dieu vivant nous pousse sans arrêt en avant, nous apprend à passer d’une forme de mort à la vie, de la tentation de s’arrêter, de s’immobiliser, au bonheur d’être en marche. Notre vie est faite de Pâques successives et cela jusqu’à notre passage en vie éternelle. Tout chemin de Pâque aboutit à la réalité inattendue, joyeuse, magnifique de la résurrection. Il est ici question des résurrections que nous vivons dans notre quotidien au travers de nos limites. Elles sont différentes par nature de la résurrection du Christ mais elles constituent véritablement des formes de résurrection, on ne saurait s’y tromper. » [4]

6. Le pardon, un chemin de résurrection

Il y a un lien très étroit entre le pardon et la résurrection. Celui-ci est bien exprimé par S. Paccot : « Le pardon et la résurrection sont indissolublement liés. Il ne saurait y avoir de résurrection sans pardon :  le pardon à recevoir pour soi-même ou à donner à l’autre est en lui-même une forme de résurrection car il permet de remettre en vie ce qui était mort dans la relation. C’est pour cela que le pardon ne peut venir que de Dieu, car lui seul peut recréer ce qui a été décréé. (…) S’enchaîner au mal que l’on a commis ou lier l’autre dans son mal constitue un véritable barrage à l’accueil de la vie du ressuscité.» (p. 367)

Le pardon est recréateur, il permet un avenir nouveau non déterminé par le passé. Et seule la résurrection a ce pouvoir créateur, il a le pouvoir de réparer ce qui a été abîmé, cassé dans la relation.

St Thomas d’Aquin dit que pardonner est un acte plus grand que la création du monde.

7. La Pentecôte, suite et conséquence de la résurrection

La fête de Pentecôte était célébrée par les juifs depuis longtemps avant la venue du Christ. Elle rappelait la grande manifestation de Dieu au Mont Sinaï, 50 jours après la sortie d’Egypte et le passage de la mer Rouge par le peuple Hébreu (= la Pâque des  Hébreux). Manifestation au cours de laquelle Dieu a conclu avec son peuple une Alliance, dont la clause principale était les dix Paroles. Mais cette Alliance n’était pas vraiment respectée par les Hébreux ; c'est pourquoi Dieu va promettre, par le prophète Ezéchiel, de mettre en l’homme un cœur nouveau, un esprit nouveau, promettre de mettre en lui son esprit. Ainsi, cette Alliance ne sera plus écrite sur des tables de pierre, mais sur le cœur de l’être humain.

L’Esprit donné à Pentecôte est la grande réalisation de cette promesse. Cet Esprit est créateur, il transmet l’énergie de la résurrection. Il permet nos résurrections au quotidien. S. Paccot : « Il est porteur des énergies trinitaires, des forces créatrices, il les transmet aux humains. Il éveille infatigablement les hommes, les femmes, à la réalité de leurs propres potentialités créatives, des dons qu’ils ont reçu. Il les inspire, leur apprend comment les déployer pour créer de la vie. L’Esprit est chargé de mettre au monde l’humanité nouvelle, la nouvelle Création. Nous retrouvons là sa fonction de transformation, de renouvellement, de re-naissance, de mise au monde, d’enfantement. (…) C’est lui qui permet à la dimension divine d’entrer dans l’humain jusque dans la chair. » [5]

Cet Esprit créateur permet réellement à l’être humain de devenir ce qu’il est, ce qu’il est appelé à devenir selon le projet que Dieu a sur lui de toute éternité. Cet Esprit lui permet d’agir conformément à ce qu’il est, à la hauteur de sa dignité.

8. Pistes d’appropriation

Je peux envisager ma vie, principalement les passages difficiles, comme une Pâque, un Passage avec le Christ de la mort à la vie.

Quelle lumière apporte la Pâque du Christ sur ces périodes d’épreuves ? Quels seuils de croissance humaine et spirituelle ces expériences m’ont-elles fait franchir ?

La vie éternelle, la résurrection, sont déjà pour aujourd’hui, la vie éternelle est au-dedans de moi :  à quoi cela m’appelle-t-il ?

Comment pourrais-je faire croître cette vie divine en moi et autour de moi ?

Quelles pourraient être mes ressources intérieures ou extérieures pour cultiver cet « au-dedans de moi » ? Quelle est la ou les personnes de confiance qui pourraient accompagner  ces « passages de l’extérieur à l’intérieur de moi » ?

Je peux accueillir cette interpellation de Duccaroz et me demander : « Es-tu déjà né ? »

Je peux faire mémoire et relire comment j’ai déjà traversé des passages difficiles qui, après coup, ont fait naître en moi quelque chose de nouveau.

Je peux aussi envisager certaines situations d’épreuves, de souffrances, de deuils, sous l’angle des douleurs de l’enfantement : à quelle naissance m’appellent ces passages difficiles.

Comment la parole de Malherbe rejoint-elle une part de mes propres expériences ? A quels nouveaux pas m’appelle-t-elle pour de nouvelles délivrances et naissances… de nouveaux passages vers une vraie liberté personnelle, avec d’autres, dans le monde d’aujourd’hui ? 

Le pardon, chemin de résurrection : Ai-je des pardons dans ma vie à donner ? À recevoir ?

Je peux essayer d’envisager ces pardons dans la lumière de la résurrection, par laquelle le Christ veut faire toute chose nouvelle, veut créer un avenir nouveau non déterminé par le passé.

A quelle Pentecôte je me sens appelé ? Que pourrait-elle m’apporter ? Quel domaine de ma vie pourrait-elle toucher ?

Comment pourrais-je me rendre plus disponible à l’accueil de cet Esprit ?

Qu’est ce qui me provoque à avancer aujourd’hui ?  Je peux nommer les éventuels lâcher-prise qui permettraient de franchir un seuil de croissance dans la mouvance de l’Esprit de Vie.

Que dois-je laisser de ce qui me retient en arrière dans un passé à dépasser ?  Pour quelles évolutions dans ma vie, peut-être pour quel nouveau choix de vie ? 

Aujourd’hui, quelles sont pour moi les Paroles fondatrices de la vie ? 

 

                                                                                         Michel Maret, Communauté du Cénacle au Pré-de-Sauges



[1] "L'expérience de la mort", ", in A l'écoute du silence, Textes de Maurice Zundel, Paris, 1979, p. 53.

[2] "Souffrances humaines et absence de Dieu", in G. Durand, J.-F. Malherbe, Vivre avec la souffrance

[3] J. Monbourquette, Groupe d’entraide pour personnes en deuil, p. 31

[4] Ose la vie nouvelle ! Les chemins de nos pâques, Editions du Cerf, Paris, 2003, p. 269.

[5] Ouvrir la porte à l’Esprit, Cerf, Paris, 2008, p. 130-131