1.   Deviens ce que tu es : a l’image et ressemblance de Dieu

A peine moindre qu’un Dieu !

Sophocle : « Il est bien des merveilles en ce monde, mais il n’en est pas de plus grande que l’homme. » (Antigone)

1. La création

A. Dignité de l’homme : A peine le fis-tu un peu moindre qu’un Dieu

Ø Gn 1, 26-27 : « Dieu dit : "Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance … Dieu  créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa. »

Placée au début de la Bible, dans le 1er chapitre de la Genèse,  cette affirmation est « comme un portique d’entrée »,  « toute l’économie du salut s’y trouve condensée. » (Bruguès, 2, I, 19)

Ø L’homme est la seule créature créée à l’image de Dieu.  Pour comprendre la force de cette affirmation, il faut se rappeler que les représentations de Dieu étaient interdites dans l’AT. L’être humain est la seule image de Dieu autorisée.

Ø L’être humain est la seule créature que Dieu a voulue pour elle-même, « capable de connaître et d’aimer son Créateur »,  Dieu l’a « constitué seigneur de toutes les créatures terrestres. » (GS 12, 3)

Ø A relever qu’en grec, image se dit eikhôn.  L’homme est ainsi l’icône de Dieu. Selon Grégoire de Nysse, un Père de l’Église, l’homme est une miniaturisation de Dieu.

Ø Quand, dans le 3ème chapitre de la Genèse, le tentateur a proposé à Adam et Ève de devenir « comme des Dieux », il n’offre en fait rien de neuf. C’est bien à cela qu’Adam et Ève ont été promis. Ce sera seulement sur les moyens d’y parvenir que le tentateur les piègera.

Le Concile Vatican II, s’appuyant sur les connaissances des sciences humaines modernes,  dit que « l’homme est, dans sa condition corporelle même,  un résumé de l’univers des choses, qui trouvent ainsi en lui leur sommet » (Gaudium et spes 14, 1) Donc l’être humain est le sommet, l’aboutissement de toute l’œuvre de création.

Ø Ps 8, 6-7 : « A peine fis-tu l’homme un peu moindre qu’un Dieu ; tu l’as couronné de gloire et de beauté, pour qu’il domine sur les œuvres de tes mains ; tout fut mis par toi sous ses pieds. »

B. De l’image à la ressemblance

Pour compliquer un peu les choses, mais cela peu aussi nous amener plus loin dans la réflexion, les versets bibliques utilisent un deuxième terme pour qualifier l’être humain : ressemblance. Ce deuxième terme a donné lieu à énormément de commentaires au cours des siècles. Retenons seulement ceci :

Ø  L’image désigne plutôt l’ordre de la création, de la nature : c’est la nature humaine qui est donnée lors de l’acte créateur ; un capital de base, identique chez tous les humains.

Selon Origène, l’image est la semence divine en l’homme.

Mais selon St Irénée, si l’homme a été créé à l’image de Dieu, il l’a été comme un petit enfant, de manière imparfaite ; cette perfection doit précisément se réaliser par le 2ème terme, par la ressemblance.

Ø La notion de ressemblance est plus dynamique ; elle renvoie à la dimension historique de la nature humaine, et à son évolution. La ressemblance désigne une tâche à accomplir, un devenir à assumer. Elle est une potentialité et implique la participation de l’homme. L’être humain devient toujours plus ressemblance de Dieu par des choix et des actes libres, orientés vers le bien.

Selon St Basile, à la manière dont un peintre exécute un portrait, nous sommes les artisans de notre propre ressemblance.   Nous peignons jour après jour notre autoportrait éternel.

St Grégoire de Nysse : « Tous les êtres soumis au devenir ne demeurent jamais identiques à eux-mêmes. Il passent sans cesse d’un état à l’autre et naissent continuellement (…) Mais ici la naissance ne vient pas d’une intervention étrangère : elle est le résultat d’un choix libre, et nous sommes ainsi en un sens nos propres parents, nous créant nous-mêmes tels que nous voulons être, et nous façonnant par notre volonté selon le mobile que nous choisissons. » (Vie de Moïse, PG 44, 328b)

Ø Il y a donc un processus de ressemblance entre l’homme et Dieu. Et l’éthique est le chemin pour imiter Dieu, pour lui devenir toujours plus ressemblant.  Notre agir nous transforme pour nous rendre toujours plus ce que nous sommes appelés à être. J.-L. Bruguès (Précis de théologie morale générale, Edition Parole et silence, T I, p. 165) : «  L’origine divine impose  à l’homme une sorte de programme moral : se montrer à la hauteur de sa propre dignité en quelque sorte. »

Ø De ce processus de ressemblance, il en résulte que la morale chrétienne est une morale de l’imitation, imitation de Dieu, imitation du Christ : Véritatis splendor 20 : « L’agir de Jésus et sa parole, ses actions et ses préceptes constituent la règle morale de la vie chrétienne. » Veritatis Splendor 10 : « Il faut que Dieu puisse reconnaître sa splendeur en chacune des actions de l’homme. »

Imitation qui est en fait une vie dans le Christ : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)

De cette création de l’homme à l’image de Dieu découle certaines structures fondamentales d’existence (lois de la vie) : ce qui fait l’objet des points suivants.

C. Un être en soif d’infini, en soif de Dieu

Ø Il y a dans l’être humain un manque d’une nature particulière, que certains théologiens ont nommé béance : La satisfaction d’un besoin, loin d’épuiser le désir, suscite un nouveau désir. « L’horizon de la satiété s’élargit au fur et à mesure que l’homme comble ses besoins » (Bruguès 2, II, p. 40) L’être humain reste toujours en soif d’un plus, et même, il faut le dire, en soif d’infini.  Cette soif d’infini est « une "trace" de la création de l’homme à l’image de Dieu. Le désir humain est ainsi d’origine divine. Il porte en lui quelque chose de l’infini divin. » (Bruguès, t 2, II, p. 41) Rien de ce qui est fini, limité, ne peut combler cette soif d’infini.  D’où cette affirmation bien connue de St Augustin : « Tu nous as faits pour toi Seigneur, et notre cœur  est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. »

D. Une aspiration fondamentale universelle : le désir d’être heureux

Ø On peut partir d'une constatation universelle de l'expérience humaine: Tout être humain aspire au bonheur. C’est une constatation unanime des philosophes de l’Antiquité ; Platon : « N’est-il pas vrai que, nous autres hommes, désirons tous être heureux ? » (Euthydème 278 e)

Ø Et tous les hommes cherchent le bonheur précisément parce que c’est Dieu qui a mis dans le cœur de l’homme cette aspiration au bonheur ; et parce que Dieu a créé l’être humain pour le bonheur.

Ø Pour les philosophes de l’Antiquité, tout comme les auteurs du NT, « la quête du bonheur était comprise comme une dimension constitutive de la nature humaine. » (Bruguès 2, II, 44)

Ø Tout le monde cherche à être heureux, mais de fait peu trouvent le vrai bonheur. Le malheur de l’être humain c’est précisément de mettre le bonheur là où il ne peut pas être. Rien de ce qui est fini, limité, ne peut combler vraiment l’être humain. St Augustin disait encore : « Nul n’est heureux s’il ne jouit pas de ce qu’il y a de meilleur chez l’homme. » (De moribus Ecclesiae, 1, III, 4.)

Bruguès : « L’homme est heureux en réalisant ce pour quoi il est fait. » (T 2, II, p. 48)  En devenant ce à quoi il est appelé, en devenant pleinement lui-même, pleinement image et ressemblance de Dieu. Il est vraiment heureux en participant à la vie même de Dieu, au bonheur même de Dieu.

E. Dieu n’a pas créé l’homme solitaire, mais comme un être de communion

Ø L’être humain est créé pour la communion. Il ne peut réellement s’épanouir  et être heureux que dans la relation, en aimant et en étant aimé . Gaudium et Spes 12, 4 : « Dieu n’a pas créé l’homme solitaire : dès l’origine, "Il les créa homme et femme" (Gen 1, 27) Cette société de l’homme et de la femme est l’expression première de la communion des personnes. Car l’homme, de par sa nature profonde, est un être social, et sans relations avec autrui, il ne peut ni vivre ni épanouir ses qualités. »

Ø Plus encore, selon le Concile Vatican II, « il existe une ressemblance entre l’union des Personnes divines et celle des fils de Dieu dans la vérité et dans l’amourCette ressemblance montre bien que l’homme, seule créature que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que dans le don désintéressé de lui-même.» (Gaudium et Spes 24, 3)

Ø L’être humain est digne parce qu’il est appelé à la communion avec Dieu : Gaudium et Spes 19, 1 : « L’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu. (…) Car, si l’homme existe, c’est que Dieu l’a créé par amour et, par amour, ne cesse de lui donner l’être ; et l’homme ne vit pleinement selon la vérité que s’il reconnaît librement cet amour et s’abandonne à son créateur. »

J.-M. Aubert : « Toute la structure d’homme, de personne humaine, exprime cette vocation fondamentale, qui ne peut se réaliser que dans la rencontre avec le seul Être capable de répondre à cet amour au-delà de ce qui est imaginable. » (Abrégé de morale catholique, Desclée, Paris, 1987, p. 36) L’être humain est fait pour aimer et être aimé, et cela sans limites. Tout ce qui dans la vie est obstacle à l’amour ternit le bonheur humain.

F. La liberté de l’être humain

Ø La vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine : Selon les Pères de l’Église, ce qui rend l’homme le plus semblable à Dieu, c’est la liberté. Grégoire de Nysse : « La liberté est la ressemblance avec celui qui est sans maître et souverain, ressemblance qui nous avait été donnée par Dieu à l’origine. » (De anima et resurectione, PG 46, 101c)

Ø Gaudium et Spes 17 : « La vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le "laisser  à son propre conseil" pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l’homme exige donc qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle, et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité. »

Ø Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1733 : « Plus on fait le bien, plus on devient libre. Il n’y a de liberté vraie qu’au service du bien et de la justice.  Le choix de la désobéissance et du mal est un abus de la liberté et conduit à "l’esclavage du péché". »

2. La décréation

Ø Le livre de la Genèse décrit la création de l’homme à l’image de Dieu, mais aussi la décréation qui a suivi, ce que l’on appelle le péché originel. « La référence à la chute reste essentielle pour l’anthropologie chrétienne. Elle constitue comme une clé nécessaire à la compréhension de l’homme, du monde et de son histoire. » (Bruguès, t 2, I, p. 30) On ne comprend bien le fonctionnement de l’être humain qu’en sachant d’où viennent les dysfonc­tion­nements.

Ø Le péché originel peut être vu comme le prototype du premier péché en chaque être humain : Lors du premier acte libre faussé de chaque personne, celle-ci fait sien en quelque sorte le péché originel.

Ø Les conséquences du péché originel : on peut les résumer sous le terme de décréation. Selon la conception catholique, ce péché n’a pas altéré l’image divine en l’homme. Il a par contre faussé la dynamique de la ressemblance. Il y a dans l’être humain un penchant vers le mal.

Ø Première conséquence concrète du péché originel : La rupture de relation, avec Dieu, avec les frères et sœurs. L’être humain se cache, devant Dieu, et devant son semblable. Le courant ne passe plus, la peur, la méfiance, la division, la dysharmonie se sont installés. Des rapports de pouvoir, domination et rivalité viennent perturber l’harmonie originelle. La peur : Cf. D. Barthélémy : Toute l’histoire du salut est un lent réapprivoisement de l’être humain par Dieu…

Ø Changement du regard sur Dieu : Dieu n’est plus vu comme un père bon et généreux, mais comme un rival jaloux de son pouvoir

Ø Autre conséquence : la mort. La mort physique, qui n’est que l’image matérialisée de la mort spirituelle. Les actes humains, qui devaient être orientés vers un plus de vie, tendent à s’orienter vers la mort. Premier exemple de cette tendance : Caïn tuant Abel.

Ø Dans le livre de la Genèse, il est dit qu’ Adam et Ève virent qu’ils étaient nus, ils ressentent de la honte l’un envers l’autre : « Après le péché, le regard de l’autre n’est plus celui de l’être aimé, qui aime en retour. L’harmonie des origines est rompue.  (…)  Le corps n’exprime plus l’unicité personnelle, il n’appelle plus à une communion de vie. La division qui dresse les humains les uns contre les autres a déjà pénétré en chacun d’eux. » (Bruguès, t 2, I, p. 33-34)

Nudité pas tant au niveau du corps qu’au niveau du regard : en hébreu arum signifie à la fois rusé et nu ; En Gn 3, 1, il est dit que le serpent était le plus rusé (nu) des animaux des champs. La nudité, c’est le contraire de la transparence du regard, qui fait que les humains sont transparents l’un à l’autre. La nudité du regard, c’est la ruse, le regard double, faussé, qui ne regarde pas l’autre comme un frère, une sœur, mais comme un objet de convoitise.

Ø La liberté elle aussi est tronquée : de capacité à faire le bien qu’elle était, elle devient possibilité de faire le mal, elle devient aliénation ou esclavage. Au lieu de favoriser des actes de création, elle tend à produire des actes de décréation.

3. La recréation

Ø L’Exultet de Pâques contient cette formule étonnante, qui vient des Pères de l’Église : « Heureuse faute qui nous valut un tel Rédempteur. »  C’est une manière de dire que ce que le Christ vient accomplir dans la nouvelle Création est plus grand que la création dans la Genèse : « Ne rêvez plus du paradis perdu, voici que je vous apporte quelque chose de plus beau, de plus  grand : la nouvelle Création, le Royaume de Dieu. »

Ø Gaudium et Spes 22,1 : « Le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe Incarné. Adam, en effet, le premier homme, était la figure de Celui qui devait venir, le Christ Seigneur. Nouvel Adam, le Christ, dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation. »

Ø St Léon : « Chrétien, reconnais ta dignité. Puisque tu participes maintenant à la nature divine, ne dégénère pas en revenant à la déchéance de ta vie passée. Rappelle-toi à quel Chef tu appartiens et de quel Corps tu es membre. Souviens-toi que tu as été arraché au pouvoir des ténèbres pour être transféré dans la lumière et le Royaume de Dieu. » (Sermon de Noël, 7, 6)

Ø Selon les Pères de l’Église, dont St Augustin, « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. » Il s’est fait homme pour que l’homme « entre dans un lent  processus de transfiguration, appelé divinisation. » (J.-L. Bruguès, T. 1, p. 60)

Ø Dostoiewski : « En éliminant le Christ, vous éliminez de l’humanité l’idéal de la beauté et du bien, vous le rendez inaccessible. Car le Christ est venu exactement pour cela : pour que l’humanité sache et reconnaisse qu’un esprit humain véritable peut apparaître dans cet éclat céleste, en fait, et dans sa  chair, pas seulement en rêve ou dans l’idéal – que c’est naturel et possible. » (Les frères Karamasov)

Ø Gaudium et Spes 22,2 : « "Image  du Dieu invisible" (Col. 1, 15) Il est l’Homme parfait qui a restauré dans la descendance d’Adam la ressemblance divine, altérée dès le premier péché. Parce qu’en Lui la nature humaine a été assumée, non absorbée, par le fait même, cette nature a été élevée en nous a une dignité sans égale. Car, par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni Lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, Il a pensé avec une intelligence d’homme, Il a agi avec une volonté d’homme, Il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, Il est vraiment l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché. »

Parce qu’il a assumé tous les éléments de notre nature humaine, corps, intelligence, volonté, coeur, il rend à cette humanité son vrai visage. St Paul : « Celui qui est en Jésus-Christ est une Création nouvelle »

Ø Le Christ vient restaurer la communion, les relations entre les êtres humains.   Gaudium et Spes 24, 1 : « Dieu, qui veille paternellement sur tous, a voulu que tous les hommes constituent une seule famille, et se traitent mutuellement comme des frères. Tous, en effet, ont été créés à l’image de Dieu. (…) À cause de cela, l’amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand commandement. »

La vocation du Chrétien est d’aimer comme le Christ nous a aimés.  Le Royaume de Dieu, « le Règne de Dieu signifie la communication du même amour entre tous les membres de ce Royaume, cela implique une vie d’amour et de partage entre tous ces membres ; l’amour de Dieu, source suprême de ce règne, se retrouve dans l’amour mutuel de tous les membres, du fait que, Fils de Dieu, créés à son image, c’est Dieu qui est aimé en eux. » (J.-M. Aubert, op. cit.  p. 35)

Ø Le Christ vient libérer l’homme que le péché maintenait en esclavage. Il rend ainsi à la liberté son vrai visage. Ga 5, 1 : « Si le Christ vous a libérés, c’est pour que vous soyez vraiment libres ! » Ga 5, 13 : « Vous en effet, mes frères, c’est à la liberté que vous avez été appelés. » Le Christ vient nous donner « la liberté des enfants de Dieu. » (Rm 8, 21) La liberté chrétienne est libération des tendances égoïstes de l'homme ; elle découle de la vie même de l'Esprit en nous. Car « là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » (2 Co 3, 17)

Ø Le Christ vient aussi rendre aux hommes le bonheur perdu. L’Évangile est une Bonne Nouvelle, un chemin de la vie et du bonheur. Le premier discours de Jésus dans l’Évangile de Mathieu est les Béatitudes. Les béatitudes sont la charte du Bonheur évangélique, la charte du Royaume de Dieu, la porte d’entrée dans le bonheur même de Dieu. J.-M. Aubert : « La réponse à la quête du bonheur réside dans la possession du Royaume de Dieu. Ce Royaume, participation à la vie même de Dieu, apporte le bonheur tant désiré, la joie sans mélange » (op. cit., p. 35), la joie parfaite que nul ne peut nous ôter. Le Christ vient nous montrer le chemin du vrai bonheur, et dénonce les chimères,  les bonheurs factices qui sont à long terme source de désillusions.

Maret Michel, Cénacle au Pré-deSauges

 

Bibliographie :

- J.-L. Bruguès, Précis de théologie morale générale, T.I,  II, Vol 1 et 2

- J. M. Aubert, Abrégé de morale catholique, Ch. 1-3

- Catéchisme de l’Église Catholique, Troisième partie, La vie dans le Christ  (abrégé CEC)

- Vatican II, Gaudium et spes, Ch. 1 La dignité de la personne humaine (abrégé GS)