3. Élie : du Dieu de l’ouragan à celui de la brise légère

 

1. Contexte

Ø  Jézabel, la reine, voulait supprimer la religion juive et implanter le culte des Sidoniens, le culte des Baals, en Israël. C'est pourquoi, elle a fait exterminer les prophètes du Seigneur.

Ø  Au chapitre précédent, Élie vient de mettre à l’épreuve les prophètes de Baal. Il a construit deux bûchers, sur lesquels il mit un taurillon, un pour le Dieu d’Israël, un pour le dieu Baal. Celui sur lequel tomberait le feu serait le vrai Dieu.  Pour corser le tout, Élie a soigneusement arrosé le bûcher de son Dieu. Et le feu du Seigneur tomba sur le bûcher d’Élie, « dévora l’holocauste, le bois, les pierres, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. » (1 R 18, 38) Après quoi élie fit exterminer tous les prophètes de Baal. Et évidemment, quand Jézabel apprit cela, elle entra dans une grande colère et jura de faire périr Élie.

Ø  On peut être frappé par le contraste entre le visage de Dieu tel qu’il se présente au ch. 18 et celui du ch. 19 : on passe du Seigneur qui est dans le feu, au Dieu qui est dans la brise légère. Il y a comme un changement du visage de Dieu, ou plutôt, un changement du regard d’Élie sur Dieu. Et ce changement va s’opérer par un pèlerinage qui passe par le désert, la nuit intérieure et une nouvelle naissance.

Dans le Dieu du feu ou de l’ouragan, « Dieu est alors moins l’Autre rencontré dans son altérité radicale que l’image idéalisée de soi. » (André beauchamp, Les bruits du monde, in Christus N° 194, 2002, p. 142) Selon la Bible, Dieu a créé l’homme à son image.  Mais l’homme, de son côté tend à se créer un Dieu à son image ; un Dieu projection de l’homme comme disait Freud. Nous avons le plus souvent une image de Dieu idéalisée, un Dieu qui correspond à nos idéaux, nos projets, à nos attendes, à nos besoins. Or, Dieu est le Tout-Autre, et nous devons peu à peu abandonner l’idole, changer notre regard sur Dieu.

2. La nouvelle naissance d’Elie

Ø  Il est étonnant qu’Élie, pour échapper à Jézabel, ne se soit pas enfui dans les pays voisins, le royaume de Damas ou du Liban. Or, Élie traverse tout le royaume d’Israël, puis celui de Juda du nord au sud, pour aller à Beersheba, puis à l’Horeb, deux emplacements qui sont des lieux fondateurs pour Israël. C’est donc qu’Élie veut faire de sa fuite une sorte de pèlerinage.

Ø  Beersheba est un lieu de commencement. Olivier Belleil : « C’est là que tous les patriarches ont fait l’expérience de Dieu. (…) En se rendant à Bersabée, Élie fait un pèlerinage dans l’espace et dans le temps. Il remonte dix siècles plus tôt, à la source de la Révélation divine, et se plonge dans la foi des patriarches : l’obéissance d’Abraham, la confiance d’Isaac, le zèle de Jacob. » (Élie, l’homme de feu, Editions des Béatitudes, 2002, p. 162)

Ø  L’Horeb, c’est un autre nom pour le Mont Sinaï, le lieu de la révélation de Dieu dans le tonnerre et le tremblement de terre, le lieu où la Loi a été donné à Moïse et à tout le peuple d’Israël, le lieu de l’Alliance, le lieu de la naissance d’Israël comme peuple de Dieu. Donc un lieu fondateur qui est devenu un lieu de pèlerinage pour Israël.

Ø  J’aime bien la traduction très littérale de Chouraqui au v. 3 : « Il voit, se lève et va vers son être. Il vient à Beér Sheba’ en Ieouda. Il y laisse son adolescent. »  Élie fait un pèlerinage dans l’espace, dans le temps, mais aussi et surtout à l’intérieur de lui-même. Il va vers une partie de son être à laquelle il n’avait pas encore accès. Il va laisser son adolescent pour devenir adulte dans la foi. Et sa vision de Dieu va se transformer.

Ø  Élie arrive dans le désert, et là, après la peur, il est envahi par le plus extrême découragement. Il y a peu, Élie était au sommet de son ministère prophétique, au sommet de sa réussite. Sommet qui l’a peut-être amené dans des excès ; d’où l’exter­mi­nation de tous le prophètes de Baal ; je ne pense pas que Dieu voulait ce massacre. Après ces événements glorieux, Élie a pu éprouver l’ivresse du succès, avec un senti­ment d’invulnérabilité. Suite à la menace de Jézabel, il sent que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il se retrouve pauvre mortel et prend piètrement la fuite : où est donc sa confiance en Dieu qu’il affichait si superbement face aux prophètes de Baal ? La rudesse du désert du Néguev, qui est extrêmement dangereux, achèvera de ramener Élie à sa condition d’humble mortel, et cela jusqu’au plus extrême découragement. Et il a dû probablement passer par le doute, le doute sur son œuvre, sur lui-même, sur Dieu.

Ø  St François, dans une période où la communauté qu’il avait fondé était en train de s’éloigner de son idéal fondateur, a aussi passé par une nuit terrible. Celle-ci est bien exprimée dans le livre de Eloi Leclerc, Sagesse d’un pauvre. Il y a un passage où frère Léon demande à François pourquoi il brûlait le panier en osier qu’il venait de confectionner pour frère Sylvestre. Et St François lui explique à travers ce geste sa désappropriation de la communauté qu’il a fondée :

« L’homme n’est grand que quand il s’élève au-dessus de son œuvre pour ne plus voir que Dieu. Alors seulement il atteint toute sa taille. Mais cela est difficile, très difficile. Brûler un panier d’osier que l’on a fait soi-même n’est rien, vois-tu, même lorsqu’on le trouve fort réussi. Mais se détacher de l’œuvre de toute une vie est bien autre chose. Ce renoncement est au-dessus des forces humaines. Pour suivre l’appel de Dieu, l’homme se donne à fond à une œuvre. Il le fait passionnément et dans l’enthousiasme. Cela est bon et nécessaire. Seul l’enthousiasme est créateur. Mais créer quelque chose, c’est aussi la marquer de son empreinte, la faire sienne, inévitablement. Le serviteur de Dieu court alors son plus grave danger. Cette œuvre qu’il a accomplie, dans la mesure où il s’y attache, devient pour lui le centre du monde ; elle le met dans un état d’indisponibilité radicale. Il faudra une effraction pour l’en arracher. Grâce à Dieu, une telle effraction peut se produire. Mais les moyens providentiels mis alors en œuvre sont redoutables. (…) La vie de foi connaît alors sa crise la plus profonde, la plus décisive aussi. Cette crise est inévitable. Elle se présente tôt ou tard dans tous les états de vie. L’homme s’est consacré à fond à son œuvre ; et il a cru rendre gloire à Dieu par sa générosité. Et voici que tout à coup Dieu semble le laisser à lui-même, ne pas s’intéresser à ce qu’il fait. Bien plus, Dieu semble lui demander de renoncer à son œuvre, d’abandonner ce à quoi il s’est voué corps et âme durant tant d’années dans la joie et dans la peine. » (Editions Franciscaines, Paris, 1959, p. 133-134)

Ø  A moment donné, l’être humain doit se détacher de l’œuvre qu’il a réalisée pourtant pour Dieu, mais qu’il s’est en sorte appropriée. Désappropriation qui passe par un arrachement radical, et qui passe presque toujours par un changement de l’image de Dieu sous-jacente. Une désappropriation qui est un passage de « réaliser des œuvres pour Dieu » à « réaliser l’œuvre de Dieu ». Il y a tellement de choses que l’on fait pour Dieu, mais dont Dieu n’a parfois nulle envie : exemple de l’extermination des prophètes de Baal.

Ø  Élie est en train de passer par cette terrible épreuve, qui est une transformation radicale de ce qu’il est et de son image de Dieu.

Ø  Après le plus creux de l’épreuve, où Élie se laisse aller deux fois à un sommeil qui est comme une tristesse mortelle, une double intervention de l’ange va le remettre debout. Dieu ne sort pas Élie de son épreuve, du désert qu’il doit encore affronter. Mais il lui donne la force pour la route. Il le remet debout, un peu comme le paralytique de l’évangile : Lc 5, 24 : « Je te l’ordonne dit-il au paralysé, lève-toi, prends ta civière, et va chez toi ! » Ce va chez toi  pour le paralysé est proche du il va vers son être d’Élie. Et l’on sait que dans l’Evangile, égeirô, se lever, est le terme utilisé pour la résurrection de Jésus, et a donc un sens fort.

Pour Élie  aussi, il semble que ce soit un relèvement extrêmement puissant : « Il se leva, il mangea et but puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à l’Horeb. » Quarante jours et quarante nuits : il ne s’est donc pas arrêté. Il s’agit d’une marche quelque peu miraculeuse.

Ø  Les quarante jours font bien sûr écho aux 40 ans passés par Israël dans le désert, avant l’entrée en terre promise. Les 40 jours du Christ au désert, avant le début de son ministère. Mais encore les 40 jours de jeûne de Moïse précisément au Sinaï (qui est l’Horeb) pour se préparer à recevoir les tables de la loi.

Quarante, dans la Bible, est un chiffre qui désigne la durée de deux générations, et par là, une durée assez longue indéterminée. Quarante, c’est aussi le nombre de semaines d’une grossesse, c’est donc la durée nécessaire pour qu’une vie vienne au monde, le temps nécessaire pour une naissance.

Pour Élie, ce sera le temps nécessaire pour sa propre nouvelle naissance. Le temps nécessaire pour accueillir la révélation de Dieu à l’Horeb, pour accueillir le nouveau visage de Dieu, non plus le Dieu du feu, de l’ouragan et du tremblement de terre, mais le Dieu de la brise légère.

Ø  V. 9. La caverne :  Il s’agit, selon la tradition juive, du lieu où Moïse a demandé au Seigneur de lui faire voir sa gloire : « Moïse lui dit : "Fais-moi de grâce voir ta gloire." Et Yahvé dit :"Je ferai passer devant toi toute ma beauté et je prononcerai devant toi le nom de Yahvé. (…) Mais, dit-il, tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre." Yahvé dit encore : "Voici une place près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand passera ma gloire, je te mettrai dans la fente du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que je sois passé. Puis j’écarterai ma main et tu verras mon dos ; mais ma face, on ne peut la voir. » (Ex 33, 18-23)

Donc la caverne est un lieu de révélation du visage de Dieu, un visage que l’être humain ne peut voir : Moïse ne put voir Dieu que de dos. On ne peut voir Dieu sans mourir. On ne peut voir Dieu sans le passage de la purification au désert, sans le passage par la nuit intérieure, sans une nouvelle naissance : c’est ce qu’a dû vivre Élie pour qu’il reconnaisse Dieu dans le murmure d’une brise légère.

Ø Cette caverne, lieu de révélation, est au dedans de nous, au plus intime de nous-mêmes. Pour cela, il faut passer du dehors au dedans, de l’extériorité à l’intériorité… St Augustin : «  Je t'ai aimé bien tard, beauté ancienne et toujours nouvelle, je t'ai aimé bien tard! Tu étais au-dedans de moi-même. Et moi j'étais au-dehors de moi-même. C'était en ce dehors que je te cherchais(…). Tu étais avec moi, mais moi je n'étais pas avec toi… » (Confessions, livre X, XXVII, 38.Les Belles lettres, t. II, 1926)

3. Silence de Dieu ou surdité de l’homme ?

Ø  Louis Lavelle : « Chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr. » (in B. Sesboué, Quand Dieu se tait, Christus N° 194, p. 164)

Ø  La plainte face au silence de Dieu, c’est un peu le dénominateur commun de presque tous les croyants, chrétiens, juifs ou musulmans. Cf. la parole du Psalmiste : « Mon Dieu, je t’appelle tout le jour et tu ne réponds pas. » (Ps 21, 3)

Ø  Une évidence de la vie courante : je ne peux entendre la personne qui me parle si je parle en même temps qu’elle, si je ne suis pas moi-même en silence. Cela nous semble évident pour les relations interpersonnelles, mais il se peut qu’on l’oublie pour la relation à Dieu. Si nous ne sommes pas nous-mêmes en silence, au fond de nous-mêmes en silence, nous ne pouvons pas entendre Dieu.

Ø  D’autant plus que, selon le théologien Bernard Sesboué, « Dieu est silence » [1].  Ce silence de Dieu n’est pas un vide, ou une absence. C’est un « silence de présence, le silence plein, celui qui se trouve au-delà de tout langage parce qu’il est devenu le meilleur moyen de communiquer. » (ibidem) Un silence qui est amour, un amour si fort qu’il n’a pas besoin de mots pour s’exprimer. Pour rejoindre le silence de Dieu, l’homme doit faire le silence au dedans de lui, faire taire le bruit des multiples préoccupations qui l’habitent. Ce silence intérieur est une qualité de présence à soi, qui ouvre à la présence au prochain et à Dieu.

Ø  Pierre Blanchard : « On a remarqué que le silence de Dieu n’est souvent que la surdité de l’homme. » (Jacob et l’ange, Etudes carmélitaines, 1957) Surdité, ou manque de silence intérieur de l’être humain qui ne peut plus entendre Dieu.

Ø  On comprend pourquoi l’homme d’aujourd’hui a besoin d’aller au désert pour trouver Dieu. Pourquoi la naissance du Peuple d’Israël s’est faite au désert. Et pourquoi Élie a dû passer par le désert pour accueillir la révélation de Dieu dans le murmure d’une brise légère. Le silence du désert prépare au silence  du cœur et au silence de Dieu.

Ø  Dans la mer ou un lac, lorsque l’eau est agitée en surface, voire même en tempête, si l’on va en profondeur, tout est calme, tranquille. Il en est de même pour nous : si nous voulons trouver le silence, la paix, il nous faut quitter la surface et descendre profondément en nous-mêmes, au-dessous de toutes nos agitations et tumultes.

« La caractéristique de cette paix silencieuse, c’est qu’elle coexiste avec l’acceptation des épreuves, des souffrances, des persécutions et de la mort. C’est seulement en les assumant et en passant à travers ces tempêtes que le croyant peut parvenir à la paix divine. » (Christus N° 194, 2002, p. 154)

Ø  Laurent de la Résurrection  est né en 1614 en Lorraine. Il est entré au Carmel de Paris à 26 ans, où il sera cuisinier puis cordonnier. Ses débuts ont été laborieux, comme pour chacun de nous, il a du lutter pour trouver le silence dans la prière, pour ne pas se laisser envahir par les distractions. Mais vers la fin de sa vie, il disait qu’il arrivait à être aussi bien en prière à la cuisine, où parfois trois personnes lui demandaient quelque chose en même temps, qu’en adoration à la chapelle. Il disait qu’ « il n’est pas nécessaire d’être toujours à l’église pour être avec Dieu. Nous pouvons faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps, pour nous y entretenir avec Lui. » De par les aléas de l’histoire, Laurent de la Résurrection est tombé quelque peu dans l’oubli chez les catholiques français, mais a été adopté par les protestants du monde entier.

Ø  Un autre témoin, plus récent, Hetty Hillesum. Alors qu’elle était dans un camp de concentration, dans des conditions les plus épouvantables, témoigne du silence qui était en elle : « Toute la journée je vais me tenir dans un coin de cette grande salle de silence qui est en moi (…) Je reste immobile, un peu lasse, dans un coin de mon silence, assise en tailleur comme un Bouddha et avec le même sourire, un sourire intérieur, s’entend. » (Une vie bouleversée, Seuil, Paris, 1995, p. 154) 

4. Appropriation : du désespoir à la nouvelle naissance  [2]

Ø  Nous avons tous plus ou moins un projet de vie, une certaine idée de nous-mêmes et de ce qu’on voudrait être. Ceci est normal et nécessaire pour vivre. Et l’idée que l’on se fait de soi-même nous fait choisir un certain mode de vie que nous croyons indispensable et sans lequel on ne pense pas pouvoir vivre. Elle repose en partie sur des illusions.

Ø  Parfois, certains événements plus ou moins dramatiques viennent casser ce projet de vie, casser cette idée que l’on se faisait de soi-même. Ce peut être un accident ou une maladie grave, un handicap, une perte d’emploi… Nous le vivons tous plus ou moins à moment donné dans la vie. « Ce qui avait fait le contenu d’une vie s’en est allé. Les conditions qu’on avait cru indispensables se sont évanouies. La vie a fait faillite. » C’est une épreuve très difficile qui provoque presque toujours l’effondrement, ce que Kierkegaard appelle le désespoir : « Le désespoir surgit du conflit intérieur entre ce qu’on voudrait être et ce qu’on est. »

Ø  Mais cet effondrement peut être selon lui une grâce, l’occasion d’une nouvelle naissance, une naissance à une vie nouvelle : « Elle est donnée à ceux qui laissent partir leur projet de vie pour accueillir une forme de vie qu’ils n’ont pas choisie, mais qui vient au-devant d’eux. C’est une vie différente et offerte. L’abandon consiste à renoncer à ce qu’on aurait voulu vivre et à vouloir vivre ce qui nous est donné de vivre. La confiance s’exprime dans le consentement donné à la vie qui est là. Cette vie doit être embrassée comme la vraie vie pour laquelle nous sommes nés. Selon Kierkegaard, nous naissons pour ainsi dire deux fois. Nous venons au monde, en quelque sorte sans nous, comme dans une naissance impersonnelle. Et le moment peut venir où nous embrassons la vie qui nous est faite.  Nous l’embrassons parce que nous voyons, avec les yeux de la confiance, qu’elle nous est donnée. Ce moment béni a souvent besoin du prologue du désespoir où se brise une idée, ou mieux, un rêve que nous avions confondu avec notre personne réelle. Ce passage est celui de l’illusion à la vérité. Mais c’est une vérité de foi. Car c’est la foi confiance qui nous fait vouloir vivre ce que nous avons à vivre. Dans une telle volonté, consciemment ou inconsciemment, on accepte Dieu. Car n’est-ce pas lui qui est à l’origine de notre existence ? »

                                                                 Maret Michel, Communauté du Cénacle au Pré-de-Sauges



[1] Quand Dieu se tait, Christus N° 194, 2002, p. 158 ; je m’en inspire pour ce paragraphe.

[2]  Je résume dans ce chapitre. A. Schenker, Pourquoi suis-je né ?   in Itinéraires N° 55, 2006, p. 28-30