L’ABC du carême

Amour

Ø  Pourquoi le carême ? Car – aime : Parce que je suis appelé à aimer. Ma vocation, c’est l’amour, l’amour dont Dieu nous aime, l’amour dont Jésus nous a aimé, un amour qui est prêt à donner sa vie. J’ai à examiner tout ce qui dans la vie n’est pas de cet amour, ce qui est faux égoïsmes, replis sur soi, défenses, peurs…

Ø  Le carême est plus spécialement un temps de conversion. Je suis appelé à convertir en amour tout ce qui ne l’est pas encore, à passer des ténèbres à la lumière. Le carême est un temps de réorientation de ma vie : un temps de recul par rapport au vécu quotidien.

Ø L’être humain est créé pour la communion. Il ne peut réellement s’épanouir  et être heureux que dans la relation, en aimant et en étant aimé . GS 12, 4 : « Dieu n’a pas créé l’homme solitaire : dès l’origine, "Il les créa homme et femme" (Gen 1, 27) Cette société de l’homme et de la femme est l’expression première de la communion des personnes. Car l’homme, de par sa nature profonde, est un être social, et sans relations avec autrui, il ne peut ni vivre ni épanouir ses qualités. »

Ø Plus encore, selon le Concile Vatican II, « il existe une ressemblance entre l’union des Personnes divines et celle des fils de Dieu dans la vérité et dans l’amourCette ressemblance montre bien que l’homme, seule créature que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que dans le don désintéressé de lui-même.» (GS 24, 3)

Ø La dignité de l’être humain vient du fait qu’il est appelé à la communion avec Dieu : GS 19, 1 : « L’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu. (…) Car, si l’homme existe, c’est que Dieu l’a créé par amour et, par amour, ne cesse de lui donner l’être ; et l’homme ne vit pleinement selon la vérité que s’il reconnaît librement cet amour et s’abandonne à son créateur. »

Ø  J.-M. Aubert : « Toute la structure d’homme, de personne humaine, exprime cette vocation fondamentale, qui ne peut se réaliser que dans la rencontre avec le seul Être capable de répondre à cet amour au-delà de ce qui est imaginable. » (Abrégé de morale catholique, Desclée, 1987, p. 36) L’être humain est fait pour aimer et être aimé, et cela sans limites. Tout ce qui dans la vie est obstacle à l’amour ternit le bonheur humain.


Bonheur – Béatitudes

Ø Une constatation universelle de l'expérience humaine : Tout être humain aspire au bonheur. C’était aussi une constatation unanime des philosophes de l’Antiquité. [1] Selon Aristote, le désir du bonheur est la clef du comportement humain.

Ø Et tous les hommes cherchent le bonheur précisément parce que c’est Dieu qui a mis dans le cœur de l’homme cette aspiration au bonheur ; et parce que Dieu a créé l’être humain pour le bonheur. St Ignace : « C’est le propre de Dieu de donner la véritable allégresse et joie spirituelle. « (Exercices spritituels, N° 329)

Dieu veut communiquer à l’homme sa propre béatitude. L’homme est donc, en sa racine, habité du désir d’être heureux, fondamentalement orienté vers le bonheur, un bonheur qu’il ne peut se donner lui-même. A lui de s’engager dans l’accueil de ce bonheur pour le laisser naître, s’épanouir.

Ø Si on regarde, dans la Bible, on voit que Dieu appelle l’homme au bonheur, et lui en donne les moyens. La Parole de Dieu trace comme le chemin pour le bonheur de l’homme. Dt 30, 15-20 : « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur… » Choisis la vie, choisis le bonheur ! Dieu appelle l’homme au bonheur, et lui en donne les moyens. Choisir le bonheur, c’est renoncer à tout ce qui entrave le bonheur, les chimères, les utopies, les illusions, le bonheur facile, le bonheur éphémère. Et la recherche du bonheur facile est peut-être ce qui fait le plus obstacle au bonheur véritable.

Dans le 1er discours de Jésus dans l’Évangile de Matthieu, le premier mot est Heureux ! Jésus est venu apporter la Bonne Nouvelle, et cette Bonne nouvelle est le bonheur de l’homme. Et les Béatitudes en est la charte. Un bonheur paradoxal, qui se réalise à travers ce qui semble précisément son contraire.

Ø Tout le monde cherche à être heureux, mais de fait peu trouvent le vrai bonheur. Le malheur de l’être humain c’est précisément de mettre le bonheur là où il ne peut pas être.

Il y a dans l’être humain un manque d’une nature particulière, que certains théologiens ont nommé béance : La satisfaction d’un besoin, loin d’épuiser le désir, suscite un nouveau désir. L’être humain reste toujours en soif d’un plus, et même, il faut le dire, en soif d’infini.  Rien de ce qui est fini, limité, ne peut combler cette soif d’infini.  D’où cette affirmation bien connue de St Augustin : « Tu nous as faits pour toi Seigneur, et notre cœur  est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. »

J.-L.Bruguès : « L’homme est ainsi fait qu’il ne cesse de poursuivre un en-avant, une satisfaction plus grande ou plénière. S’il appelle bonheur cet état espéré, il éprouve alors comme une nostalgie. (…) L’homme porte en lui l’inguérissable  nostalgie d’un paradis perdu. Mais il devine aussi que ce bonheur est le fruit d’une promesse. » (Précis de théologie morale générale, Tome 2, II, Parole et silence, 2003, p. 41 )

Ø J.-L. Bruguès : « L’homme est heureux en réalisant ce pour quoi il est fait. » (Op. cit., p. 48)  En devenant ce à quoi il est appelé, en devenant pleinement lui-même, pleinement image et ressemblance de Dieu. Il est vraiment heureux en participant à la vie même de Dieu, au bonheur même de Dieu.

 

Choisis la vie                                                                

Ø Nous avons reçu lors de la liturgie du jeudi après les cendres ce passage du Deutéronome : Dt 30, 15-20 : « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur. Si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te prescris aujourd’hui,  et que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, (…) tu vivras et te multiplieras. (…) Mais si ton cœur se détourne, si tu n’écoutes point et si tu te laisses entraîner à  te prosterner devant d’autres Dieux et les servir, je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement. (…) Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui ; car là est la vie »

Ø Choisir la vie, c’est repérer toute les impasses, tout ce qui entrave la vie, ce qui est contraire à l’amour, à la paix et à la justice, tout ce qui est ténèbres. C’est repérer les murs, les barrières, les peurs, les défenses.

Ø Gaudium et spes, au Ch 1, parle de la dignité de la personne humaine. Il rappelle que l’homme a été créé à l’image de Dieu. // Ps 8, 5-7 : « A peine le fis-tu moindre qu’un Dieu, le couronnant de gloire et de splendeur : tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toutes choses à ses pieds. » Un peu plus loin, au ch. 14, Gaudium et spes dit : « Corps et âme, mais vraiment un, l’homme est, dans sa condition corporelle même, un résumé de l’univers des choses, qui trouvent en lui leur sommet » (14,1)

La dignité de l’être humain implique qu’il agisse à la hauteur de cette dignité, par des choix vraiment libres, en choisissant la vie : « La vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le "laisser à son propre conseil" pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l’homme exige donc de l’homme qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous l’effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité » (Gaudium et spes 17)

Ø Le moraliste X. Thévenot présente notre vie comme l’œuvre d’un artiste : « Par la grâce de Dieu, nous sommes les artistes de nos vies. (…) Je dirai volontiers que nous sommes les sculpteurs de nos vies. Tout notre  génie créatif devra se mettre dans le modelage de ce "matériau » reçu de Dieu afin de faire œuvre belle pour lui » (Une éthique au risque de l’Évangile, DDB, Cerf, 1993, p. 67) Donc, par ses choix, par ses actes, l’homme est l’artiste ou l’artisan de sa propre destinée.

Ø Un jardin nous a été confié, pour que nous en soyons le jardinier, pour le cultiver et le soigner et le cultiver (cf. Gn 2) : c’est notre personne, avec ses différentes couches, strates (bio, psy, spi). Si l’on ne fait rien, ce jardin devient vite une forêt vierge envahie par les ronces et les mauvaises herbes. D’autre part, nous devons respecter la nature du terrain et des plantes qui s’y trouvent, sans quoi elles dépérissent.

Il y a différents types de terre, terres acides, terres alcalines. Il y a différents types d’exposition : des plantes qui aiment l’ombre, d’autres qui ont besoin du soleil ; des plantes qui ont besoin d’eau, d’autres qui la craignent, qui préfèrent la sécheresse.

Certaines interventions, brutales ou agressives peuvent blesser ou tuer les plantes qui s’y trouvent.  De même, il y a des actes, que nous posons ou dont nous sommes victimes, qui blessent, parfois gravement ma personne, celle des autres. Il nous faut découvrir tous les mécanismes de ce jardin, ses dynamismes, ses lois, biologiques et autres. Sans un minimum de connaissance de ces lois, on s’expose à de graves déconvenues.

Ø Choisir la vie, c’est repérer ce qui contribue à la croissance de ce jardin, de celui des autres, et inversement ce qui le blesse, qui étouffe sa vie, voire qui le conduit à la mort. Dans cette œuvre d’art que nous sommes appelés à réaliser et qu’est notre vie, c’est repérer ce qui construit et de qui détruit ou abîme.

Ø Peter Kreeft :  « Il n’appartient pas à tous de créer une œuvre d’art extérieure, comme une peinture ou un livre, mais tout le monde crée une œuvre d’art intérieure, sa vie, l’histoire vraie de sa vie. Tout le monde crée aussi  un personnage : soi-même. Dieu se contente de nous donner le matériel de la vie. A nous de donner une forme, au moyen de nos choix. La première œuvre de créativité d’une personne est de devenir soi-même. Nous peignons sans cesse notre autoportrait éternel. Chaque choix est un coup de pinceau. Nous sculptons notre propre ressemblance. Chaque action est un coup de ciseau » (Pourquoi Dieu nous fait-il souffrir, Editions Paulines, 1993, p. 138-139).

 

Désert

Le carême est un temps de désert. Il dure 40 jours, en lien avec les 40 jours durant lesquels Jésus a jeûné au désert, les 40 ans durant lesquels Israël a marché dans le désert, les 40 jours de marche d’Elie à travers le désert, en  marche vers l’Horeb.

A. Au plan géographique

Ø  Au plan géographique, le désert est un lieu rude, aride, où la vie est difficile. Il fait froid la nuit (gel), chaud le jour, il y a peu d’eau. Deutéronome 8 : « Le Seigneur t’a fait passer à travers ce désert grand et redoutable, pays des serpents brûlants, des scorpions et de la soif ». C’est aussi un lieu de sobriété, de pauvreté : on ne peut pas vivre encombré au désert, on vit de peu de choses, on est en fait ramené à l’essentiel.  

Ø  Géo : « J’ai besoin d’y venir régulièrement pour me ressourcer, me retremper dans sa lumière et son temps si particuliers. C’est un lieu où la solitude atteint sa quintessence. Mais en même temps, il m’oblige à me dépasser.  Il me renvoie à l’essentiel, tout devient d’une incroyable évidence. Le désert est un observatoire magnifique, il offre un théâtre idéal pour mieux se connaître. (…) Pour moi, voyager dans le désert relève d’une expérience intime, voire d’une rencontre avec Dieu, ou en tout  cas quelque chose de très fort qui nous domine. » (Hors-série, Le monde des déserts, p.18)

Ø  Ce dépouillement invite au silence du cœur, à la prière, au face à face avec soi-même et avec Dieu, loin de toutes les fuites possible dans la vie courante

Ø  Le désert est apparemment un lieu sans eau. En réalité, il y a beaucoup d’eau dans le désert, mais en profondeur. Et pour la trouver, il faut donc creuser.

Le désert est le lieu qui nous amène à creuser en nous, à aller en profondeur, au-delà de ce qui est desséché, pour y découvrir la Source d’eau vive. Sans le désert, il y aurait le risque de rester à la surface.

B. Au plan biblique

Au plan biblique, le désert est à la fois un lieu négatif, difficile, mais il est surtout présenté positivement.

Ø  C’est le lieu où le peuple hébreu a séjourné après sa libération d’Egypte. C’est un lieu  de libération, un lieu qui doit opérer une libération intérieure

Ø  C’est le lieu où Dieu a conclu son Alliance avec Israël (Décalogue).

Ø  C’est un lieu de naissance : c’est au désert, dans l’Alliance conclue avec Dieu, qu’Israël est vraiment né en tant que peuple.

Ø  C’est un lieu de tentation, de mise à l’épreuve et de purification : Lors de son séjour au désert, Satan demande à Jésus de changer les pierres en  pain. Jésus lui répond : « Ce n’est pas seulement de pain que vivra l’homme, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4). Jésus, dans sa réponse, cite un passage du Deutéronome. Il est important de lire le passage en entier (les citations bibliques sont fait pour nous renvoyer à un lieu biblique, à l’ensemble d’un passage) : « Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur ton Dieu t’a fait faire pendant quarante ans dans le désert, afin de t’humilier, de t’éprouver et de connaître le fond de ton cœur : allais-tu garder ou pas ses commandements ? Il t’a fait sentir la faim, il t’a donné manger la manne que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te montrer que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu. »

Ø  Lieu des fiançailles de Dieu avec sa créature : « Voici que je vais la séduire, je la conduirai au désert, et là, je parlerai à son cœur. Là, elle me répondra comme aux jours de sa jeunesse. (…) Je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai à moi dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et la miséricorde, je te fiancerai à moi dans la fidélité » (Os 2, 16. 21-22) Le désert, c’est le lieu du premier amour, où Dieu veut retrouver ce premier amour de l’homme avec lui.

Là je parlerai à son cœur : Le désert, le carême, est un lieu où plus particulièrement Dieu parle à notre cœur, car nous sommes loin du bruit, loin de tout ce qui nous empêche d’entendre la voix de Dieu.

 

Ecoute

Ø Le carême est plus particulièrement un temps d’écoute. Pour les Hébreux, l’écoute est une dimension fondamentale… Le Shema, est une prière qui est priée chaque jour par les juifs : « Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Que ces paroles que je te donne aujourd’hui restent dans ton cœur » (Dt 6, 4-6// Dt 4, 1 ; 5, 1 ; 6, 3 ; 7, 12 ; 9,1 ; 30,16.17.20.) Écoute est comme un leitmotiv dans le livre du Deutéronome.  Écouter au sens biblique c’est plus qu’entendre. C’est adhérer, faire sien, mettre en acte.

Ø Un texte que nous avons entendu le jeudi après les cendres, fondamental pour le temps du carême : Dt 30, 15-20 : « Vois, je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur. Si tu écoutes les commandements du Seigneur ton Dieu que je te prescris aujourd’hui,  et que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, (…) tu vivras et te multiplieras. (…) Mais si ton cœur se détourne, si tu n’écoutes point et si tu te laisses entraîner à  te prosterner devant d’autres Dieux et les servir, je vous déclare aujourd’hui que vous périrez certainement. (…) Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui ; car là est la vie. »

Ø L’écoute est aussi dans le NT une attitude fondamentale :

- La parabole des deux maisons, bâties sur le sable et sur le roc : « Celui qui écoute mes paroles et les met en pratique est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur le roc… » (Mt 7, 24)

- Lors des 2 grandes théophanies, baptême du Christ et Transfiguration : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le ! »

- Lc 8, 21 : « Qui sont ma mère, qui sont mes frères : quiconque écoute la Parole de Dieu est pour moi une mère, un frère »

- Lc 11, 28 : Heureuses les entrailles qui t’ont porté - Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent !

- Jn 10 : « Mes brebis écoutent ma voix »

- Jn 5, 25 : « Qui écoute mes paroles a la vie éternelle »

Ø Il y a plusieurs types d’écoute :

- Écoute de Dieu, de sa Parole.

- Écoute de la création à travers laquelle Dieu parle, veut nous dire quelque chose.

- Écoute de nos frères et sœurs à travers qui Dieu nous parle aussi. Dans notre Règle de vie, il y a un passage sur l’obéissance mutuelle : « L’obéissance veut aussi que tu écoutes les autres, non seulement ce qu’ils disent, mais ce qu’ils sont. Cette attitude t’apprendra à  ne pas écraser, ni dominer, ni troubler tes frères et sœurs, mais à les aider à être eux-mêmes, et à les conduire à la liberté. » 

- Écoute de nous-mêmes :

Écoute de notre corps, de nos sentiments, de nos émotions, des mouvements intérieurs (motions)

Pascal Ide : « Si je m’écoutais, je t’entendrais ». = écouter le soi profond, le vrai soi, dans lequel est inscrite l’image de Dieu en nous.

 

                                      Maret Michel, Communauté du Cénacle au Pré-de-Sauges

 



[1] Platon : « N’est-il pas vrai que, nous autres hommes, désirons tous être heureux ? » (Euthydème 278 e)