Ac 2, 42-47 : La première communauté chrétienne et la fraction du pain

 

1. Introduction

Ø  Il s’agit de la première mention dans le livre des Actes de la fraction du pain, donc de l’eucharistie ; elle s’y trouve même 2 fois. Et on voit que l’eucharistie était une réalité quotidienne dès les débuts de l’Église.

Ø  La formule « fraction du pain » évoque les repas juifs où celui qui préside rompt le pain. Le repas est l’un des signes les plus naturels et les plus universels pour exprimer la fraternité, l’amitié qui unit ceux qui partagent la même table. L’expression la fraction du pain est devenue assez vite dans l’Église primitive le terme technique pour désigner l’eucharistie.

Ø  Ce passage est ce que l’on appelle un sommaire : c’est comme un condensé, sous une forme un peu idéalisée, d’une réalité que l’on veut exprimer // 4, 32-35. Les Pères de l’Église ont vu dans cette vie des premiers chrétiens à Jérusalem le modèle qu’on doit s’efforcer d’imiter. C’est ainsi que l’a compris aussi le Concile Vatican II qui s’y réfère 7 fois. « La constitution sur l’Église y voit le modèle de la vie du peuple messianique » (Lumen Gentium 13, 1)

2. Les quatre piliers de l'Eglise

Ø  Ce sommaire exprime ce que l’on considère comme les 4 piliers, ou les 4 dimensions constitutives de l’Église : (Cf. 1 Pi 2, 4-10): témoignage, liturgie, communion fraternelle, diaconie, (schéma Croix : martyria, leiturgia koinônia, diakonia). Ce sont 4 dimensions fondamentales, interdépendantes, et s’il vient à en manquer une, l’édifice risque de s’écrouler. On ne peut donc parler de la fraction du pain sans la relier aux trois autres piliers.

Ø  Ces quatre dimensions sont la participation à la mission du Christ Prêtre, Prophète et Roi. De par notre baptême, nous sommes à la fois prêtres, prophète et roi.

A. Le témoignage (martyria)

Ø  Les 4 piliers commencent par l’enseignement des apôtres. C’est le témoignage de foi de ceux qui ont mangé et bu avec le Christ, qui ont vu ses miracles, qui ont écouté ses enseignements, qui ont été témoins de sa mort et de sa résurrection. Tout repose sur le témoignage des disciples proches du Christ, et encore aujourd’hui nous y sommes suspendus : nous n’avons pas d’autre moyen d’accéder à la vie du Christ.

Ø  La fraction du pain qui suit est étroitement liée à l’enseignement des Apôtres : C’est eux qui avaient assisté à l’institution de l’eucharistie, et qui avaient reçu de Jésus la mission de faire cela en mémoire de lui.

Ø  Mais ce témoignage de foi n’est pas réservé aux apôtres. De par le baptême, nous sommes prophètes, participant à la mission du Christ Prophète.  1 P 2,  9 : « Vous, vous êtes un peuple choisi, un sacerdoce royal, un peuple acquis, appelé à témoigner des merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ». Appelés à témoigner, appelés à être martyrs.

Ø  La dimension de témoignage est relativement peu présente en ce texte (v. 43), bien que celui-ci souligne que la base de ce témoignage reste l'enseignement des apôtres. Elle est par contre très présente dans les textes de Pentecôte, et dans les envois en mission du Christ ressuscité.

Les termes témoin, témoignage, témoigner, se retrouvent 37 fois dans les Actes = c’est beaucoup et cela souligne son importance. En fait, cette dimension prophétique de tout fidèle est la grande réalisation de la prophétie de Joël que Pierre cite dans son discours de Pentecôte : "Il se fera dans les derniers jours que je répandrai mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront..." (Ac 2, 17)

Ø  Cette dimension prophétique est bien exprimée par un passage de Lumen Gentium : "Le Peuple saint de Dieu a également part à la fonction prophétique du Christ, en rendant un vivant témoignage à son endroit, avant tout par une vie de foi et de charité en offrant à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom (cf. Hé 13, 15). L'ensemble des fidèles qui ont reçu l'onction du Saint (cf. 1 Jn 2, 20 et 27) ne peut pas errer dans la foi" (12) Ce texte souligne bien les deux dimensions du témoignage: par la parole, l'annonce explicite; et par l'exemple, par les actes, en devenant témoignage vivant par une vie de foi et de charité ( "voyez comme ils s'aiment").

B. La liturgie (leiturgia)

Ø  Au sens premier de liturgie, il faut comprendre célébration des dons de l'amour de Dieu. Cette dimension liturgique inclut la prière commune, personnelle, la célébration des sacrements, mais aussi l'offrande de soi-même et de toute sa vie en hostie vivante, c'est à dire à un culte spirituel, du coeur (Rm 12, 1; 1 Pi 2,4).

Ø  Il semble que les prières que mentionne le passage des Actes désigne, non pas la prière personnelle que chacun pouvait faire chez soi, mais les prières en commun présidées par les Apôtres. Il faut se rappeler qu’à cette période de l’histoire de l’Église, les premiers chrétiens continuaient d’aller prier au temple de Jérusalem selon l’usage juif, comme il est dit par exemple en Ac 3, 1 : « Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure ».

Ø  Quant à la fraction du pain, elle constitue le culte spécifiquement chrétien. Elle ne pouvait se pratiquer que dans les maisons des chrétiens. Donc, les eucharisties, dans les premiers temps de l’Église, se célébraient à la maison. Selon les Actes des Apôtres, le mystère Eucharistique était au centre de la vie de la première communauté chrétienne.

C. La diaconie, le service (diakonia)

Ø  La diaconie est une participation à la fonction du Christ Roi - serviteur, par le service des pauvres et de la justice (v. 45-46). Cet aspect a un lien profond avec le témoignage : il n'y a pas de témoignage sans diaconie, sans quoi, cela devient plutôt un contre-témoignage.

Ø  La diaconie revoie au lavement des pieds par Jésus, qui montre l'attitude de base chrétienne: Jésus est venu pour servir, c'est par ce chemin qu'il est venu annoncer la bonne nouvelle, et il nous demande de faire de même.

Ø  Marc Donzé dit que "la diaconie est la pierre de vérification de nos liturgies".

D. La communion fraternelle (koinônia)

La communion fraternelle est une participation à la mission du Christ Roi, pasteur de son peuple, et le rassemble dans l'unité. (v. 42: fidèles à la communion fraternelle; v. 44: mettaient tout en commun; v. 46: d'un seul cœur). C’est cette notion que je vais approfondir dans la prochaine partie.

3. A Pentecôte, l'Église est révélée comme une communion

A. Deux lectures possibles sur la naissance de l'Eglise

Ø  On pouvait présenter la naissance de l'Église dans le groupe de disciples rassemblés autour de Jésus depuis son baptême au Jourdain. L'Église se serait ainsi constituée par l'appel des disciples, le cheminement pendant trois ans aux côtés de Jésus, l'institution des apôtres, l'institution de Pierre, la première mission des disciples durant le ministère de Jésus. Or, le NT n'appelle jamais Église (Ekklesia) le rassemblement des disciples, et même des apôtres, avant la mort et la résurrection du Christ. L'exemple de Luc est significatif: il n'utilise jamais le terme Église dans l'Évangile, alors qu'il l'utilise 16 fois dans les Actes.

Ø  En fait, le NT lit l'origine de l'Église dans la mort et la résurrection du Christ, spécialement dans le coup de lance faisant jaillir le sang et l'eau. Et sa manifestation, son épiphanie, dans la venue de l'Esprit sur les apôtres lors de la Pentecôte. L'événement de Pentecôte va conditionner la vision de l'Église que les chrétiens des premiers siècles auront. Ceux-ci voient la révélation de l'Église dans le récit de Pentecôte tel que les Actes le transmettent. Pourquoi ce parti pris, et quel est son sens ?

Ø  Les auteurs du NT veulent signifier qu'il n'y a pas encore d'Eglise avant l'ouverture de ce que le langage biblique appelle les derniers temps. Or, ces derniers temps commencent à partir de la résurrection du Christ. Le petit groupe qui reçoit l’Esprit Saint à Pentecôte est la cellule mère de l'Eglise, elle est la manifestation de l'ouverture des temps du salut :

Discours de Pierre à Pentecôte Ac 2, 17: "Il arrivera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai mon Esprit sur toute chair".

Ø  D'autre part, situer la manifestation de l'Eglise à Pentecôte, veut aussi souligner que l'Eglise est révélée comme communion, ce que je vais montrer par la suite.

B. L’Ekklesia de Dieu au mont Sinaï : le peuple de Dieu en communion

Ø  Pour bien comprendre cette option des rédacteurs du NT, il faut examiner l'origine du terme Église (Ekklesia) dans l'AT. Le terme Eglise, Ekklesia, est la traduction dans Bible grecque (la Septante) du terme hébreu Quahal. Et le Quahal (l’Ekklesia) signifie d’abord le rassemblement du peuple de Dieu, au pied du mont Sinaï, lors de la conclusion de l'Alliance. L’Ekklesia est aussi par la suite tout rassemblement du peuple de Dieu, réuni pour un acte liturgique. En prenant le nom de Ekklesia, la communauté chrétienne réunie à Jérusalem le jour de Pentecôte veut signifier qu'elle est la nouvelle Ekklesia, le Peuple de la Nouvelle Alliance.

Ø  Si la manifestation de Dieu au mont Sinaï était la théophanie de l'Ancienne alliance, la Pentecôte devient la théophanie de la Nouvelle Alliance. Et la communion des disciples après la Pentecôte devient l'Épiphanie, la manifestation du peuple de la nouvelle Alliance, l’Ekklesia.

Ø  L'expression Ekklesia désigne non seulement le Peuple de Dieu, mais le Peuple de Dieu en son état de rassemblement, de communion.

Ø  Une tradition juive (la Mekhilta) voyait dans l’Ekklesia rassemblée au pied du mont Sinaï un événement de renouvellement de l'humanité, une sorte de reprise de la Création. Le Code de l’Alliance donné au Sinaï révèle le dessein créateur de Dieu. Il montre à l'être humain le chemin du retour à la condition humaine telle que Dieu la voulait dans son projet créateur.

Ø  Mais il y a plus encore: la tradition juive donne à cette oeuvre recréatrice les traits de la communion, car l'humanité n'est vraiment elle-même que dans la communion: certains textes présentent les Israélites venant au Sinaï et campant tous "comme un seul, avec un seul cœur". Les textes de cette tradition invitaient à ce "que tous s'entendent et ne forment qu'un seul esprit". Le parallèle avec les sommaires d'après Pentecôte est frappant ; et l’intention du rédacteur des Actes des Apôtres est assez claire.

C. L’Église, accomplissement du salut, et ce salut s’appelle communion

Ø  L'Église, selon le NT, est l'accomplissement du salut, accomplissement de l'Évangile de Dieu; et, pour la pensée biblique telle qu'elle a été comprise durant les premiers siècles, l'Évangile, le salut s'appelle communion. La communion exprime l'homme authentique, créé à l'image de Dieu qui est communion. La créature humaine ne trouve sa vérité, son accomplissement que dans la communion. Dit autrement, le salut consiste en la communion avec Dieu et avec son prochain.

Ø  Nombre d'exégètes sérieux, à la suite des pères de l'Eglise, lisent dans la Pentecôte l'envers de Babel: si Babel a divisé l'humanité en semant la confusion dans le langage, le récit de Pentecôte, en disant que tous comprenaient les apôtres dans leur propre langue, veut montrer que l'unité qui avait été perdue à Babel est retrouvée: par le don de l'esprit, les hommes peuvent enfin recommencer à se comprendre les uns les autres (au sens fort du terme).

Ø  Le terme "communion" résume les premiers sommaires des Actes

Ac 2, 42-46 :"Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières (...) Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul coeur, ils fréquentaient assidûment le temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de coeur".

4, 32-34: "La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun (...). Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente et le déposaient au pied des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant les besoins".

Ø  Pour le NT, L'Eglise est donc l'accomplissement du salut de Dieu. Or, ce salut s'appelle communion. L'Eglise de Dieu comme communion est le lieu de la recréation de l'humanité telle que Dieu la veut.

4. L'Eglise comme communion

La communion, concept fondamental pour le christianisme

Ø  Je répète ce que j'avais dit auparavant : la communion, qui se réalise dans l'Église, est l'accomplissement de l'Évangile, accomplissement du salut. Le salut s'appelle communion. L'Église de Dieu comme communion est le lieu de la recréation de l'humanité telle que Dieu la veut.

Ø  La notion de communion, pourtant rarement mentionnée, est une des idées maîtresses du Concile Vatican II. Elle est comme l'horizon sur lequel s'inscrivent toutes ses grandes affirmations:

- Gaudium et spes nous présente une anthropologie de communion : L’être humain a été créé à l'image de Dieu. Or, ce Dieu est trinitaire ou dit autrement, il est communion. Il n’est pas un Dieu solitaire (célibataire endurci). Cette communion correspond par conséquent à une aspiration originelle de l'homme. Gn 2, 18: "Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul" (Goldman: "Il n'est pas bon pour Dieu d'être seul"). GS 12, 4: "Dieu n'a pas créé l'homme solitaire: dès le début, homme et femme il les créa". L'homme est donc créé comme communion. On peut dire qu'il est un être de communion, de relation par nature. Il ne peut accéder à la plénitude de l'existence humaine que par et dans la communauté (Homme, animal politique; cf. enfant loup; ermites).

- Un autre document conciliaire, Lumen Gentium, nous offre une ecclésiologie de communion (Eglise conçue comme une communion) Si Dieu n’a pas créé l’être humain solitaire, il n’a pas voulu non plus recréer (sauver) les hommes individuellement, mais communautairement. Et cela se comprend. Si l’homme est communion par nature, le salut consiste à restaurer cette communion brisée. Autrement dit, le salut s’appelle communion.

L'Eglise peut être définie à partir de cette notion de communion:  L’Église est appelée à être le lieu où se restaure la communion entre les êtres humains.

La communion dans l'histoire du salut

Toute l'histoire du salut, qui est aussi l'histoire de l'Eglise, peut être présentée sous cet aspect de communion:

Ø  Dieu nous a créés, dans son dessein éternel, pour être en communion avec lui, pour communier à la vie divine, et pour être en communion avec nos frères et sœurs. Cette communion est le but de toute l'histoire de l'humanité.

Ø  La chute originelle peut être regardée comme une rupture de communion de l'être humain avec Dieu, des êtres humains entre eux (Adam et Ève). Restaurer cette communion sera le but de toute l'histoire du salut.

Ø  Cette communion à restaurer sera commencée dans le peuple de Dieu dans l'AT (Église commencée ou préfigurée).

Ø  Cette communion sera réalisée historiquement en Jésus Christ: Le fils de Dieu, dans son incarnation, dans son incarnation, étant à la fois homme et Dieu, réalise la communion de Dieu et de l'homme. Dans son incarnation, il s'est uni à la nature humaine, et s'est uni ainsi en quelque sorte à chaque homme. Il nous donne d'avoir part à la vie divine, ce qui était le but de toute l'histoire humaine. (Église réalisée)

Ø  Ce qui est advenu un fois pour toutes en Jésus Christ est manifesté et continué par le Saint Esprit, qui a été répandu sur l'Église et dans le cœur des croyants à Pentecôte. (Église manifestée)

Ø  Cette communion est appelée à être consommée, trouvera son couronnement, sa plénitude dans l'eschatologie, où la Trinité conviera tous les élus pour communier éternellement à sa gloire et à son amour. (Eglise consommée) = Pentecôte définitive

5. La communion au Corps du Christ pour réaliser la communion entre les hommes

Ø  A partir de ce qui a été dit, pas besoin de grands commentaires pour voir que la communion au Corps du Christ à la fois symbolise et constitue la communion entre les humains. L’eucharistie est le sacrement de la communion. (sacrement = un signe, mais un signe efficace, qui produit ce qu’il dit.)

Ø  L’eucharistie fait l’Église : elle constitue l’Église, constitue la communion

 

Pistes d'appropriation

1. La communauté des premiers chrétiens à Jérusalem est le modèle qu’on doit s’efforcer d’imiter, le modèle de vie du peuple chrétien.

     - En quoi ce modèle m’interpelle, me dynamise, voire me demande de réajuster mon mode de vie ?

 

2. Est-ce que je tiens bien ensemble les 4 piliers de l’Église ? Quel sens (signification – direction) m’apportent-ils ? Lequel devrais-je revaloriser ou favoriser ?

     - Le témoignage de foi : "Le Peuple saint de Dieu a également part à la fonction prophétique du Christ, en rendant un vivant témoignage à son endroit, avant tout par une vie de foi et de charité en offrant à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom (cf. Hé 13, 15) " (Lumen Gentium 12 ; cf. aussi 1 Pi 2, 9)

     - La liturgie : Selon les Actes des Apôtres, le mystère Eucharistique était au centre de la vie de la première communauté chrétienne.

- La diaconie revoie au lavement des pieds par Jésus, qui montre l'attitude de base chrétienne : Jésus est venu pour servir, c'est par ce chemin qu'il est venu annoncer la bonne nouvelle, et il nous demande de faire de même.

- La communion fraternelle : « A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous avez les uns pour les autres » (Jn 13, 35)
"La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun (...). Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente et le déposaient au pied des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant les besoins" (4, 32-34)

 

3.  Je peux méditer sur l’Église, lieu de la restauration de la communion entre les humains.

Si Dieu n’a pas créé l’être humain solitaire, il n’a pas voulu non plus recréer (sauver) les hommes individuellement, mais communautairement. Si l’homme est communion par nature, le salut consiste à restaurer cette communion brisée. Autrement dit, le salut s’appelle communion. L'Église de Dieu comme communion est appelée à être le lieu de la recréation de l'humanité telle que Dieu la veut, le lieu de restauration de la communion entre les humains.

 

4. Je peux méditer sur l’eucharistie comme sacrement de la communion.

     L’eucharistie est le sacrement qui nous fait communier au Christ, et à tous nos frères et sœurs.

 

                                                                                                                                Michel Maret, Communauté du Cénacle au Pré-de-Sauges