Fête De Sainte Marie Mère de Dieu

 

q  La formule « Marie Mère de Dieu » a été définie lors du Concile d’Ephèse en 431. Que Marie soit mère de Jésus, cela ne posait pas problème, mais Marie mère de Dieu, la formule paraissait choquante pour de nombreux théologiens. Celui qui n’a pas de commencement peut-il naître ? Pour bien comprendre le problème, il ne faut pas se tromper de cible : si avec mon doigt je montre le soleil, il faut regarder le soleil, et non pas le doigt.

q  Lors du Concile d’Ephèse, la vraie question était théologique, et non pas mariologique. La vraie question était celle-ci : peut-on dire que Dieu lui-même a vécu, en Jésus, ce que tout être humain vit : naissance, croissance, joies et peines, souffrance et mort. Peut-on donc dire que Dieu est né, Dieu a souffert, Dieu est mort en Jésus-Christ ? La réponse a été oui. La formule « Marie mère de Dieu » ne faisait que découler de cette option théologique.

q  L’enjeu est le sérieux de l’incarnation, le sérieux de tout ce qu’a vécu le Christ, et donc Dieu, comme chacun de nous. Le Christ a dit à une mystique, Angèle de Foligno : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée. » Et ce n’est pas pour rire que Dieu nous a aimés ; en s’incarnant, il a voulu vivre ce que chacun de nous doit vivre.

q  Face à la dureté de l’existence, nous serions parfois tentés de dire : c’est bien joli ce que Dieu nous demande de vivre et les beaux discours qu’il nous fait, mais il ne sait pas ce que c’est de souffrir. Eh bien si ! Il sait ce que c’est : tout ce que nous avons vécu, il l’a vécu en Jésus-Christ, de la naissance à la mort.

 

 

Texte du missel Ephata p. 226-227